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CQFD n°179 SEPTEMBRE 2019


Dossier travail : Labeur salé
Réforme du chômage, accidents du travail, grève des femmes de chambre, conditions de travail à l’hôpital, chez les santonniers et dans le monde associatif... Mais aussi comment s’en sortir par le sabotage : neuf pages sur le turbin, les souffrances et les résistances qu’il génère. « Quand t’as pas parlé pendant neuf heures, t’as tellement de choses à dire que t’arrives plus à les dire, que les mots ils arrivent tous ensemble dans la bouche et puis tu bégayes, tu t’énerves. Tout t’énerve, tout. »








Her Job de Nikos Labot (1er mai 2019)




The Reports on Sarah & Saleem de Muayad Alayan (8 mai 2019)




Meurs, monstre, meurs d’Alejandro Fadel (8 mai 2019)
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Petra de Jaime Rosales (8 mai 2019)




Le réveil du dimanche, La fille en noir, Fin de crédit
Trilogie Cacoyanis (Coffret Tamasa)



Deux chef d’œuvres de Fritz Lang (copies restaurées)
Le testament du Dr Mabuse et M le maudit (Tamasa)



Les Hommes le dimanche (1929-1930) de Robert Siodmak, Edgar Ulmer, Billy Wilder, Fred Zinneman, Kurt Siodmak et Eugène Schüffan (Tamasa)




Un Havre de paix de Yona Rozenkier (12 juin 2019)




Buñuel. Après l’âge d’or de Salvador Simo (19 juin 2019)




Dirty God de Sacha Polak (19 juin 2019)




Contre ton cœur (Colo) de Teresa Villaverde (19 juin 2019)




Ville neuve de Félix Dufour-Laperrière (26 juin 2019)




Bixa Travesty de Claudia Priscilla et Kiko Goifman (26 juin 2019)




Rojo de Benjamin Naishtat (3 juillet 2019)




So Long, My Son
Film de Wang Xiaoshuai (3 juillet 2019)




Inna de Yard
Film de Peter Webber (10 juillet 2019)




Her Smell
Film d’Alex Ross Perry (17 juillet 2019




Une œuvre sans auteur de Florian Henckel von Donnersmarck (17 juillet 2019)




Halte de Lav Diaz (31 juillet 2019)




Reza de Alireza Motamedi (21 août 2019)




Le déserteur de Maxilme Giroux (21 août 2019)




Vif-argent de Stéphane Batut (28 août 2019)




Le Mariage de Verida de Michela Occhipinti (4 septembre 2019)




Les Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec (4 septembre 2019)




Un flic sur le toit de Bo Widerberg (18 septembre 2019)




Nous le peuple de Claudine Bories et Patrice Chagnard. (18 septembre 2019)







Samedi 21 septembre 2019

Université Paris 8
26 et 27 septembre 2019
« Écrire, traduire et mettre en scène l’histoire du conflit israélo-palestinien.  »
Organisé par Valérie Pouzol et Sadia Agsous


Colloque international et interdisciplinaire sur la pluralité des écritures produites autour de l’histoire du conflit israélo-palestinien et la manière dont la littérature, les arts vivants, le cinéma ont apporté une mise en récit complémentaire et parallèle à celle des recherches en sciences sociales. Sur un terrain hautement conflictuel où chaque parole, chaque mot sont analysés et soupesés, l’écriture littéraire et poétique, le théâtre mais également les productions audio-visuelles sont autant de ressources et d’outils que des acteurs ont mobilisé pour dire, donner à connaître les histoires personnelles et collectives de cet affrontement.

Inscription obligatoire :
colloqueIP19@protonmail.com


Entretien avec Valérie Pouzol et Sadia Agsous sur ces deux journées d’échanges et de débats.

La grande marche du retour
Témoignages de Palestinien.nes

Annie Fiore

éditions la courte échelle/transit

Entretien avec l’auteure

Théâtre : Studio Hébertot
Dieu Brando et moi
De Gilles Tourman

Entretien avec l’auteur



Samedi 28 septembre 2019
Ennemis d’État
Les lois scélérates,
des « anarchistes » aux « terroristes »

Raphaël Kempf (la fabrique)

Raphaël Kempf, avocat connu pour sa défense des manifestants et gilets jaunes victimes de violences policières ou de la répression judiciaire, propose dans ce volume un court pamphlet historico-juridique accompagné de la réédition d’articles publiés en 1898, notamment par Léon Blum et l’anarchiste Émile Pouget, contre « les lois scélérates » votées à la fin du xixe siècle.
La relecture de ces textes est aujourd’hui fondamentale : l’arbitraire des gouvernements de la IIIe République contre les anarchistes n’a rien à envier au président Hollande décrétant l’état d’urgence contre les musulmans ou les militants écologistes, non plus qu’à Macron et Castaner enfermant de façon « préventive » des gilets jaunes avant qu’ils ne rejoignent les manifestations.
La critique formulée par Léon Blum contre ces lois reste actuelle et ses arguments peuvent – doivent – encore être utilisés aujourd’hui : des lois d’exception se normalisent avec le temps ; des lois ne visant que quelques groupes représentant le mal absolu (de l’anarchiste au terroriste) finissent par toucher tout le monde ; le gouvernement joue avec la peur pour faire passer ses textes ; et ces lois donnent un pouvoir sans partage à la police et à l’État.
Cette critique permet de déboucher sur une perspective politique simple : la demande d’abrogation des lois scélérates et l’amnistie des condamnés qui en sont victimes. Cette exigence était portée à la fin du xixe siècle par Émile Pouget, elle doit l’être aujourd’hui pour les opposants politiques et autres gilets jaunes lourdement condamnés.
Raphaël Kempf montre ainsi que les lois scélérates n’ont – contrairement à une idée reçue – pas toutes été abrogées et isole des critères qui permettent d’identifier une loi scélérate en montrant que, depuis au moins 2015 et l’état d’urgence, de telles lois, il y en a trop.

LES TÉMOINS
Une pièce de Yann Reuzeau
, assisté de Clara Leduc, avec Frédéric Andrau, Marjorie Ciccone, Frédérique Lazarini, Morgan Perez, Tewfik Snoussi et Sophie Vonlanthen, entourés de Goury (scénographie), Mathieu Morelle (création vidéo) et Elsa Revol (lumières).

Les Témoins est un journal dont l’intégrité et le professionnalisme ne font pas débat. Mais le jour où un candidat d’extrême droite gagne la Présidentielle, les journalistes de la rédaction sentent vite le vent tourner : ils deviennent l’ennemi à abattre.
Manufacture des Abbesses
7 rue Véron. 75018 Paris
Résa : 01 42 33 42 03



Samedi 5 octobre 2019
Agir ici et maintenant
Penser l’écologie sociale de Murray Bookchin

Floréal Romero (éditions du commun)

L’intérêt actuel pour les critiques et propositions de Murray Bookchin n’est pas un hasard. Il y a plusieurs raisons sociopolitiques. Mais d’abord écologiques. Le monde brûle par le réchauffement climatique, par la capacité de destruction et de contrôle des nouvelles technologies utilisées par les dominants, utilisées sans pitié, tous les jours, toutes les minutes. Le navire prend l’eau : la catastrophe écologique, annoncée par Bookchin il y a plus de 50 ans, se rapproche à grands pas : « Cette réalité exige une inversion totale » selon Floréal Romero. La crise permanente du système capitaliste, au niveau mon- dial, détruit tout ce qui est en dehors du marché : le ciel s’assombrit chaque jour un peu plus. Même en France, un des pays parmi les plus riches de la planète, nous assistons à une déclaration de guerre sociale et politique. Celles et ceux qui veulent sortir de ce jeu se confrontent à une brutalité grossière de l’État.
La destruction violente des communs de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un exemple parmi d’autres. Pourtant les tentatives de création nourries par les débats continuent, et cela, malgré les violences économiques et politiques. Il faut souligner que ces créations sont liées aux questionnements radicaux renforcés par la déception des révolutions. Les graines semées dans les luttes incessantes, depuis de longues années, ont germées. Fleuries. Celles et ceux qui luttent pour un monde joyeux, libre et juste, ont donc beaucoup plus de ressources par rapport aux années 1980. Fini l’époque des doctrines, des prophètes, des théories parfaites. Les sources d’influences théoriques de l’espace des luttes sociales se sont multipliées. Le murissement des analyses critiques découle également des expériences de luttes contre les multiples facettes des systèmes de domination, mais aussi des recherches qui, en outrepassant l’universalisme, adoptent une approche multisituée, pour contextualiser et historiser les structures de pouvoir, les expériences d’oppression et d’exploitation ainsi que les pratiques de résistance.

(Extrait de la préface au livre par Pinar Selek)
Entretien avec Floréal Romero.


Rencontre avec l’équipe de programmation et d’organisation du festival



Samedi 12 octobre 2019
Divertir pour dominer 2
La culture de masse toujours contre les peuples

sous le direction de Cédric Biagini et Patrick Marcolini

Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n’échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l’exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires, fabriquent un nouveau type d’individu.
Face à cette déferlante, certain.es voient dans la culture de masse l’art de notre temps, démocratique et... rebelle. D’autres se contentent d’y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
Lectures par Nicolas Mourer : Les séries et les musées…

Focus sur le 41e Festival international du cinéma méditerranéen.
En avant-première : Noura rêve
Film de Hinde Boujemaa
(sortie le 13 novembre)

5 jours, c’est le temps qu’il reste avant que le divorce entre Noura et Jamel, un détenu récidiviste, ne soit prononcé. Noura qui rêve de liberté pourra alors vivre pleinement avec son amant Lassad. Mais Jamel est relâché plus tôt que prévu, et la loi tunisienne punit sévèrement l’adultère : Noura va alors devoir jongler entre son travail, ses enfants, son mari, son amant, et défier la justice...


Tiempo después
Film de José Luis Cuerda

Déjanté !


Martin Eden
Film de Pietro Marcello (16 octobre 2019)

Inspiré librement du roman de Jack London Martin Eden.


Warrior Women
Film de Elisabeth Castle et Christina D. King (16 octobre 2019)

De l’occupation de la prison d’Alcatraz en 1969 au combat contre le pipe-line de Standing Rock en 2016, Warrior Women raconte la vie de Madonna Thunder Hawk, l’une des fondatrices de l’American Indian Movement.



Samedi 19 octobre 2019

Le cinéma des surréalistes

S’il n’y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, comme le rappelle Alain Joubert dans sa « bande-annonce », il y a un cinéma des surréalistes, et c’est ce que l’on découvre grâce à ce très beau livre, Le Cinéma des surréalistes.
Un point que souligne Alain Joubert est qu’« il n’existe pas de forme surréaliste de référence en matière de création, quelle qu’en soit la nature, cinéma compris. Le surréalisme n’étant pas une esthétique, il traverse toutes les formes et c’est l’état d’esprit de celui, ou de ceux qui s’expriment qui crée la différence ».
Panorama en forme de conversation avec Alain Joubert (1ère partie)


41ème Festival international du cinéma méditerranéen
CINEMED à Montpellier :
Ça commence… Avec en ouverture Adults in the Room de Costa-Gavras (sortie 6 novembre)

Rétrospectives…

Au bout du monde
Film de Kiyoshi Kurosawa (23 octobre)

L’Âcre parfum des immortelles
Film de Jean-Pierre Thorn (23 octobre)

41ème Festival international du cinéma méditerranéen
CINEMED à Montpellier :
Ça commence… Avec en ouverture Adults in the Room de Costa-Gavras (sortie 6 novembre)

Viaje de Celia Rico Clavellino (2 octobre)

Chambre 212 de Christophe Honoré (9 octobre)



Samedi 26 octobre 2019
Le cinéma des surréalistes
Suite du panorama en forme de conversation avec Alain Joubert (2ème partie)
Bien qu’il ne soit pas question de « codification d’un certain type d’images », il n’en reste pas moins que le rapport des surréalistes au cinéma est très fort — pour ne pas dire fusionnel—, notamment par leur participation à certaines œuvres cinématographiques — donc par la création.
Selon Ado Kyrou, auteur du livre intitulé Le surréalisme au cinéma, auquel Alain Joubert fait souvent référence : « le cinéma est d’essence surréaliste ».
Braquer Poitiers
Film de Claude Schmitz (23 octobre)



Samedi 2 novembre 2019

Alger, capitale de la révolution
De Fanon aux Black Panthers

Elaine Mokhtefi (la fabrique)

1951. Paris au lendemain de la guerre, de l’Occupation, la ville en porte les marques par la morosité, les couleurs ternes, la méfiance… Elaine Klein, jeune états-unienne, débarque dans cette ville dont elle attend beaucoup. Cependant, écrit-elle, « dans les entrailles de Paris se préparaient des drames que j’allais mettre des mois à enregistrer et à comprendre. Une sous-classe et une sous-culture de travailleurs algériens immigrés engageaient la ville et le pays dans une bataille existentielle pour la reconnaissance et la liberté. »

C’est ainsi que s’ouvre le récit d’Elaine Mokhtefi, Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Black Panthers. Si elle était loin d’imaginer alors son implication dans la lutte pour l’indépendance algérienne, une lutte qui la mènerait à un autre combat, celui des Black Panthers, elle savait ce qu’était le racisme… Dans le Sud des Etats-Unis, la ségrégation « sautait au yeux, jour et nuit, à travers une réglementation et des lois appliquées par les citoyens et imposées par les forces de l’ordre. Les restaurants, toilettes, écoles et transports publics, les fontaines d’eau, tout était ségrégué ». Très jeune, elle se rebelle.



Samedi 9 novembre 2019
Divertir pour dominer 2
La culture de masse toujours contre les peuples

sous le direction de Cédric Biagini et Patrick Marcolini

(suite) Pornographie et Gamification du monde…

Revue Réfractions N° 42
Rencontres inattendues, alliances improbables

Lectures par Nicolas Mourer
Où l’on retrouve les gilets jaunes

Le bel été
Film de Pierre Creton (13 novembre)



Samedi 16 novembre 2019
"Ennemis mortels"
Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale

Olivier Le Cour Grandmaison (La Découverte)

Entretien avec l’auteur.



Samedi 23 novembre 2019


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Pouvoir de détruire, pouvoir de créer Vers une écologie sociale et libertaire Murray Bookchin (L’échappée) Traduction de Helen Arnold, Daniel Blanchard et Renaud Garcia. Textes choisis et commentés par Helen Arnold, Daniel Blanchard, Renaud Garcia et Vincent Gerber. Préface de Daniel (...)

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La crise de la masculinité. Autopsie d’un mythe tenace de Francis Dupuis-Déri

La crise de la masculinité Autopsie d’un mythe tenace Francis Dupuis-Déri (éditions remue ménage)
En compagnie de Francis Dupuis-Déri
Après Démocratie, histoire politique d’un mot ; Les black blocs. La liberté et l’égalité se manifestent ; La peur du peuple ; deux ouvrages de Francis Dupuis-Déri sont (...)

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« Il est pas facile de raconter à présent ». Crise de l’expérience et création artistique après la Grande Guerre sous la direction de Luca Salza. « Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » de Radu Jude

« Il est pas facile de raconter à présent » Crise de l’expérience et création artistique après la Grande Guerre Sous la direction de Luca Salza (éditions Mimésis)
« Peu m’importe si l’histoire nous considère comme des barbares » Film de Radu Jude sorti le 20 février 2019
Dans les années 1930, Walter (...)